Alliage de Qualité
VGGK 01

Général de Brigade Pierre Cambronne

1 er régiment de chasseurs-à-pied
de la Garde Impériale
Bataille de Waterloo (Belgique)
18 Juin 1815

Peint à la main/ Échelle 1/32 (54 mm)

Pierre Jacques Étienne Cambronne

 est un général d’Empire, né à Nantes (Loire-Atlantique) le 26 décembre 1770 et mort à Nantes le 29 janvier 1842.

Carrière militaire

Destiné au commerce, il s'enrôle dans un bataillon de grenadiers volontaires nantais en 1792, qui allait se battre en Vendée; il sert sous les ordres de Dumouriez en Belgique. Durant la Deuxième Chouannerie, il participe à la bataille de Quiberon.

D'une bravoure remarquable, il parvient rapidement au grade de capitaine. La Vendée pacifiée, il s'embarque pour l'expédition d'Irlande sous les ordres de Hoche en 1796.

Il passe ensuite à l'armée des Alpes sous les ordres de Masséna, où il se fait remarquer à la tête d'une compagnie de grenadiers à la bataille de Zurich (1799).

Il passe ensuite à l'armée d'Helvétie, où il enlève une batterie russe avec une poignée d'hommes. Il voit périr à ses côtés La Tour d'Auvergne, et refusa le titre de premier grenadier de France que ses soldats voulaient lui donner.

L'Empire

Colonel à Iéna, il est nommé major commandant du 3e régiment de voltigeurs de la Garde en 1810 et fait baron la même année et participe pendant deux ans à la Campagne d'Espagne.

Il rejoint la Grande Armée pendant la campagne de Russie. Il y commande le 3e régiment de voltigeurs et participe aux batailles de Bautzen, Dresde, Leipzig, avant d'être nommé général à la Bataille de Hanau.

Les Cent-Jours et Waterloo

Nommé major de la Garde impériale en 1814, il prend part à toutes les opérations de la campagne de 1814, il est blessé plusieurs fois.

Fidèle parmi les fidèles à l'Empereur, il est commandant militaire (dirigeant la garde impériale et la place de Porto-Ferraio) de l'île d'Elbe en 1814-1815. Il accompagne Napoléon Ier en 1815 lors de son retour sur le continent, et commande l'avant-garde de sa petite armée.

Il neutralise la forteresse de Sisteron (5 mars) et le seul pont sur la Durance. Arrivé à Paris, il est nommé comte d'Empire par Napoléon et décoré du grand cordon de la Légion d'honneur et lieutenant-général, mais il refuse ce dernier grade. Il est également compris dans la liste des pairs des Cent-Jours le 2 juin 1815.

Fin de carrière

Conduit en Angleterre, il écrit à Louis XVIII pour obtenir la permission de rentrer en France. Il revient sans avoir reçu de réponse, est arrêté, conduit à Paris, traduit devant le conseil de guerre et acquitté. Il est libéré pour pouvoir assister à son procès pour trahison (attaque de la France à main armée) en France. Défendu par le royaliste Berryer, il est acquitté le 26 avril 1816.

Cambronne vient ensuite résider à Nantes (3 rue Jean-Jacques Rousseau, où se trouve le Cercle Cambronne actuellement). Sa résidence d'été se trouvait à Saint-Sébastien, près de Nantes, d'abord dans une propriété de famille, puis dans le manoir de la Baugerie, propriété de Marie Osburn, qu'il épouse le 10 mai 1820.

En 1820, Louis XVIII le nomme commandant de la place de Lille avec le grade de maréchal de camp, puis le fait vicomte au mois d'août 1822. Il prend alors sa retraite. En 1832, le préfet de Loire-Inférieure le nomme conseiller municipal de Saint-Sébastien, mais il démissionne immédiatement, alléguant des raisons de santé.

Il meurt à Nantes le 28 janvier 1842 et est inhumé au cimetière de la Miséricorde. Par une ordonnance du 5 décembre 1842, le roi Louis-Philippe Ier autorise sa ville natale à élever une statue en son honneur. Le monument est inauguré le 28 juillet 1848 et placé au centre du cours qui porte son nom.

Il est représenté sur la frise Le départ des armées de l'Arc de triomphe de l'Étoile et son nom est inscrit sur le pilier Nord du même monument.