La bataille de la Moskova du 7 septembre 1812 (26 août dans le calendrier julien) fut la principale confrontation de la Campagne de Russie pendant les guerres napoléoniennes où les forces sous Napoléon Ier obtinrent une victoire sur l'armée commandée par Alexandre Ier près du village de Borodino (et de la ville de Mojaïsk).
Le résultat tactique fut à l'avantage de Napoléon et c'est pour cette raison que la Bataille de Moskowa est considéré comme une victoire stratégique française : les russes abandonnèrent le terrain, ouvrant la route de Moscou à la Grande Armée. Cependant, les russes considèrent que la victoire leur revient en raison de la résistance qu'ils opposèrent à la Grande Armée, et la nomment « bataille de Borodino ».
Campagne précédant la bataille
La grande armée avait commencé l'invasion de la Russie en juin 1812. Les forces russes reculèrent en appliquant la politique de la terre brûlée selon la tactique de Michel Barclay de Tolly, déjà prévue en 1807 après la bataille de Friedland.
Le tsar, lassé de cette stratégie nomme un nouveau commandant russe : le prince Mikhaïl Koutouzov, qui attendit que les Français (avec de nombreux Polonais et Bavarois) soient à 125 km de Moscou pour accepter la bataille.
Koutouzov choisit un secteur facile à défendre et le renforça avec des retranchements, notamment la redoute Rayevski dans le centre droit de la ligne et les pointes Bagration. Environ 121 000 hommes et 640 canons attendaient.
Déroulement
Napoléon arriva avec environ 130 000 hommes et 587 canons ; il n'utilisa pas ses tactiques habituelles et opta pour un assaut frontal. On pense qu'il cherchait un choc décisif qui détruirait l'armée russe, difficile à obtenir avec des troupes mal ravitaillées et disparates. L'attaque française fut réussie au départ bien que coûteuse, Joachim Murat dirigea une attaque conjointe de la cavalerie et de l'infanterie et au début de l'après-midi il avait pris la redoute Rayevski, perdue puis reprise ensuite. Mais les Russes engagèrent leurs réserves et la bataille se transforma en une véritable boucherie. Une contre-attaque russe fut brisée par l'artillerie ; comme la nuit tombait les deux côtés cessèrent le combat et les Russes partirent pour Moscou.
Bilan
Les forces russes ont eu environ 45 000 victimes et la Grande armée 30 000. Les Français prirent Moscou (à 125 km) une semaine plus tard mais, la ville ayant été vidée de toutes réserves et incendiée, furent obligés de la quitter un mois plus tard pour une retraite catastrophique.
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